7 FREINS AU COMMERCE ELECTRONIQUE

Après 12 ans d’expériences passées en agence web, en logistique, en conseils, nous avons trop souvent vécu de bons projets d’entreprise sur internet ne pas aboutir avec le succès mérité ou terminer en projets enlisés. Quelles en sont les raisons principales dans le cas des PME/PMI ?


  • Une culture des ressources internet insuffisante en interne

Maîtriser les ressources d'internet (non seulement ses aspects techniques, mais aussi en connaître les principales avenues et les ruelles à éviter), demande un important investissement en temps. Trop peu d'entreprises ont pu entreprendre cette démarche. Leurs stratégies sur internet sont souvent en décalage par rapport aux usages et aux pratiques.

  • Des ressources dédiées mal dimensionnées ou trop peu expérimentées.

 Il ne viendrait pas à l'idée d'une entreprise d'aborder un nouveau marché à l'export sans l'engagement plein et entier de sa direction et sans y attribuer des ressources dédiées. 

Aborder le commerce électronique est une démarche pourtant similaire : on n'en connaît pas bien à l'avance les contours, la taille réelle du marché ou les pièges à éviter.

  • Des espoirs infondés

Si cet aspect des choses a aujourd'hui diminué, il reste toujours présent quelque part dans la tête des entreprises: Internet permettra d'accéder immédiatement à une clientèle quasi illimitée. Non, internet n'est pas (plus) une martingale et demande des efforts soutenus.

  • Un demi-projet n’amène pas des demi-résultats

Il y a des effets de seuil sur internet: s'engager à demi dans un projet ne permet pas toujours d'en évaluer son potentiel. Faire un site sans en assurer la promotion ne donne que très peu de résultats. Il existe cependant d'autres approches pour avancer pas à pas et investir en fonction des premiers retours.

  • Une mauvaise courroie de transmission entre le prestataire et son client

Il est souvent difficile, pour un client de transmettre avec le moins de distorsion possible ses demandes, exprimées en terme d'entreprise, à son prestataire, habitué à décoder ces mêmes demandes en termes informatiques. Ceux qui ont déjà vécu les incessants aller-retours de validation d'un projet y seront sensibles. Les deux entités parlent-elles le même langage ?

  • Des objectifs client / prestataire pas toujours compatibles

Dans une grande majorité des cas, les objectifs des deux parties en présence ne sont pas forcément compatibles: l'entreprise cliente souhaite développer son activité au moindre coût, le prestataire à intérêt à facturer. Notre expérience est que ce modèle empêche trop souvent les projets de s'adapter en fonction du contexte et des contraintes, toujours changeantes au cours d'un projet de e-commerce.

  • Des langages mal compris, parfois incompatibles

Dans le cas le plus classique d'une entreprise de taille moyenne s'adressant à une agence web pour prendre en charge son développement internet, les problèmes de langages deviennent rapidement problématiques. Une prestataire web n'a pas toujours, loin s'en faut, une expérience avérée du monde industriel, par exemple. Son métier est de réaliser des sites internet, pas de comprendre les métiers de ses clients.